Dans le jardin des femmes oiseaux

Le temps arrêté

Se promène encore ma mélancolie. Est ce l’automne qui s’approche à pas feutrés, frisson d’un effeuillage discret…Un automne peu soucieux de l’aumône de mes branches encore chargées de fruits que le vent balance en cadence sur des rythmes lourds ?Les oiseaux ont fuit, écrasés de chaleur et mon arbre en vain étire sa ramure comme pour les rappeler. La terre frémit en attente des grosses gouttes de la fin de l’été, la poussière virevolte et se repose, impatiente…quelques nuages épars nous rapplent qu’on n’arrête ni le temps, ni les saisons et qu’il faut se soumettre à l’impitoyable loi de la vie.

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